Deux chevaux parmi les quatre premiers, dans le désordre : c'est la condition de gain la plus souple du PMU. Sur un an de courses, les deux favoris du marché y parviennent plus d'une fois sur trois — là où deux chevaux tirés au hasard n'y arrivent qu'une fois sur onze.
- 2 584
- courses mesurées
- 36,5 %
- les deux favoris dans les 4 premiers
- 80,3 %
- au moins deux des 4 premières cotes
- 8,8 %
- deux chevaux au hasard
12,7 partants en moyenne
la combinaison la plus jouée
donc un ticket gagnant existe
le plancher à battre
Courses proposant le 2sur4, terminées entre septembre 2025 et septembre 2026. Arrivées officielles PMU, cotes au départ, non-partants exclus.
Le principe, et pourquoi il est plus souple
Le 2sur4 demande de désigner deux chevaux parmi les quatre premiers à l'arrivée, sans condition d'ordre. Pas d'ordre exact, pas de quatuor complet à reconstituer : deux noms dans le bon wagon suffisent. Le pari est proposé à partir de dix partants.
Cette souplesse en fait le contraire exact du Tiercé dans l'ordre, où une inversion de deux chevaux fait tout perdre. Là où le Tiercé sanctionne l'erreur de classement, le 2sur4 ne juge que la sélection.
Ce que la mesure dit de sa difficulté
Nous avons repris les 2 584 courses proposant le 2sur4 sur les douze derniers mois, et regardé, pour chacune, où les chevaux les plus joués avaient fini.
Part des courses où le ticket est gagnant, selon la sélection
Un ticket 2sur4 gagne dès que deux des chevaux retenus figurent dans les quatre premiers.
- Deux chevaux au hasard
- 8,8 %
- Les deux premières cotes
- 36,5 %
- Deux quelconques des 4 premières cotes
- 80,3 %
- Deux quelconques des 6 premières cotes
- 93,3 %
2 584 courses, arrivées officielles PMU. Les trois dernières lignes supposent qu'on joue toutes les paires possibles de la sélection — 1, 6 et 15 combinaisons respectivement.
Trois lectures utiles. D'abord, le pari est réellement accessible : même la sélection la plus bête qui soit — les deux favoris — passe plus d'une fois sur trois. Ensuite, élargir marche, ce qui est rare : couvrir les six premières cotes rend le ticket gagnant dans 93,3 % des courses. Enfin, en moyenne 2,17 des quatre premières cotes terminent effectivement dans les quatre premiers : le marché a raison à moitié, et c'est l'autre moitié qui fait les rapports.
Ce qu'il rapporte vraiment
Sur le 2sur4, le PMU publie un seul rapport par course : toutes les paires gagnantes d'une même arrivée sont payées pareil, un pool unique réparti entre tous les gagnants quelle que soit la paire trouvée. Jouer les deux favoris rapporte en moyenne 2,41 € pour 1 € misé quand le ticket gagne (médiane 2,00 €) — sur l'ensemble des tentatives, gagnantes et perdantes confondues, ce pari systématique rend −12,0 %.
Répartition des rapports 2sur4 publiés, pour 1 € misé
Le rapport unique publié par course, toutes courses de l'échantillon confondues — quelle que soit la paire jouée.
- Moins de 2 €
- 19,8 %
- De 2 à 5 €
- 43,2 %
- De 5 à 10 €
- 21,3 %
- De 10 à 25 €
- 11,9 %
- 25 € et plus
- 3,8 %
2 584 courses proposant le 2sur4, rapport publié par le PMU pour la paire gagnante.
L'élargissement de la sélection illustre bien le compromis : jouer en formule combinée (tous les chevaux deux à deux) fait grimper le taux de succès, mais le rendement se dégrade à mesure que le nombre de combinaisons à payer augmente.
Rendement selon le nombre de chevaux joués, en formule combinée
Formule 2sur4 en N chevaux = C(N,2) combinaisons jouées à parts égales de la mise.
- 4 chevaux (6 combinaisons, 81,2 % gagnant)
- −13,8 %
- 5 chevaux (10 combinaisons, 90,1 % gagnant)
- −17,1 %
- 6 chevaux (15 combinaisons, 94,7 % gagnant)
- −20,9 %
- 7 chevaux (21 combinaisons, 97,5 % gagnant)
- −23,0 %
- 8 chevaux (28 combinaisons, 98,9 % gagnant)
- −26,4 %
Courses de l'échantillon disposant d'au moins N chevaux cotés (2 533 à 2 553 selon N), mise répartie à parts égales sur les combinaisons ; rendement = gain moyen par euro misé − 1.
Le message est net : la fréquence de gain et le rendement évoluent en sens inverse. Ce n'est pas une raison d'éviter le 2sur4 — c'est une raison de ne pas le jouer les yeux fermés sur les favoris les plus évidents.
La combinatoire, refaite à la main
Le chiffre de référence — 8,8 % au hasard — se retrouve à la main. Dans une course de treize partants, on peut former 78 paires différentes ; les quatre premiers de l'arrivée en contiennent six (4 × 3 ÷ 2). Une paire tirée au sort a donc 6 chances sur 78, soit 7,7 %. Moyenné sur la taille réelle des pelotons de l'échantillon, le plancher du hasard s'établit à 8,8 %.
À titre de comparaison, trouver le trio d'un Tiercé au hasard dans la même course, c'est une chance sur 286 dans le désordre — et une sur 1 716 dans l'ordre. Le 2sur4 joue dans une autre catégorie de difficulté, et c'est précisément pour cela qu'il paie moins.
Comment le jouer sans tomber dans le piège
- Associez un favori solide à un outsider défendable. Si l'outsider accroche le quatuor, le rapport change de dimension — alors que deux favoris donnent la combinaison que tout le monde a jouée.
- Ne confondez pas large et rentable. Passer de 4 à 6 chevaux joués fait gagner 13,5 points de fréquence, mais le rendement recule de −13,8 % à −20,9 % — voir le graphique ci-dessus. Le calcul complet de ce compromis est dans base et champ réduit.
- Regardez la taille du peloton. À dix partants, il y a 45 paires possibles ; à seize, 120. Le même ticket n'a pas du tout la même valeur selon le champ, et c'est le premier réflexe à prendre.
- Méfiez-vous des chevaux à très grosse cote. Mesuré sur un an, un cheval coté 20 ou plus ne gagne que 1,8 % des courses et rend −34,5 % à qui le joue systématiquement — le détail est dans favori ou outsider.
Quand le 2sur4 est le bon pari
Le 2sur4 récompense la sélection, pas le classement. Il est donc à sa place quand vous avez une conviction sur qui sera devant sans avoir d'idée sur l'ordre — le cas le plus fréquent dans un gros peloton. À l'inverse, si votre conviction porte sur un vainqueur précis, le Simple Gagnant ou le Couplé exploitent mieux cette information.
C'est aussi un bon pari de fond pour une bankroll modeste : la fréquence de gain limite les séries perdantes, ce qui compte autant que l'espérance quand on joue régulièrement. Voir notre méthode de gestion de capital.
Les courses qui proposent le 2sur4 sont signalées sur le programme du jour, avec la probabilité calculée pour chaque cheval et la cote du marché en face.
Voir les courses du jourMéthode et sources
Mesures du 22 septembre 2026 sur les 2 584 courses proposant le 2sur4, terminées entre septembre 2025 et septembre 2026, dont les quatre premières places sont publiées. Cotes PMU au départ, non-partants exclus ; les courses sans cote exploitable sont écartées, pas corrigées.
Les fréquences portent sur l'arrivée, pas sur les gains : un ticket est compté gagnant dès que deux chevaux de la sélection figurent dans les quatre premiers. Le taux « au hasard » est calculé sur la taille moyenne des pelotons de l'échantillon (12,7 partants).
Les rapports viennent du détail PMU par combinaison (rapport publié pour la paire gagnante, base 1 € misé), vérifié le 22 septembre 2026 contre l'API PMU sur plusieurs courses de l'échantillon. Les rendements sont calculés mise comprise : gain moyen par euro misé, moins 1, sur toutes les tentatives (gagnantes et perdantes).